Le Pictorium - galerie photographique - Nos auteurs

Présentation des biographies des auteurs du Pictorium

Firo, Serge Conchonnet, Serge Villain, Sylvie Dupic, Thierry Mamberti, Sandrine Huet,
Adrienne Jalbert, Iliona, Philippe Gras, Patrick Giberstein, Claudia Nierman, Jean-Paul Lozouet
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Biographie de Firo:

Philippe Roux, dit Firo, est né à Paris en 1949, sous la lumière rouge du laboratoire photographique paternel. Après avoir « tété » le bromure tout au long des fifties, il expérimente ses premiers tirages au citrate à 8 ans.


Après sa formation à Vaugirard et son apprentissage dans un studio de photographie industrielle et publicitaire, il a traîné ses mocassins sous toutes les latitudes de la planète photo, de la prise de vues aux laboratoires professionnels en passant par la distribution de matériel photographique et la mise en place de bases de données numériques.


Artisan-acteur de la photo pro depuis plus de 40 ans, Firo trouve toujours le temps de faire prendre l’air à son Hasselblad (ou un Nikon D3) pour le plaisir purement graphique de saisir la beauté des courbes féminines ou la pureté des lignes d’un paysage, mais aussi les cathédrales de France et toutes sortes de curiosités amusantes... Aujourd’hui, après avoir « évangélisé » les pros au numérique, Firo a décidé de faire partie des meubles du Desk pour continuer à œuvrer dans le sens de sa passion du « bel ouvrage » et de la belle image.

 

 

 

 

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Biographie de Sandrine Huet:

Si je devais parler de ma relation avec la photographie, je dirais que c’est une histoire d’amour qui s’est doucement construite dans le temps et l’espace. Au départ et très jeune l’approche était singulière mais constante.

C’ était un moyen comme pour beaucoup d’autres de figer quelques instants d’une vie, constituer un album souvenir de quelques moments de bonheur intimes. Passée l’adolescence, j’ai commencé à voyager seule et j’ai compris alors que la photographie serait mon alliée, un compagnon de route fidèle qui me permettrait de poser un regard sur la beauté de ces terres inconnues que je découvre et qui m’émerveillent.

En 2004, à Grenade j’ai fait la rencontre d’un photographe Andalou Manolo Bello. Son univers photographique m’a fasciné : des images très intimistes qui dévoilent un monde à la frontière du réve et de la réalité, l’image comme vecteur d’émotions et conteur d’une histoire. Notre amitié sera un élément déclencheur dans ma perception de cet outil qui prend alors un sens créatif et artistique à part entière.

Manolo Bello fut pour moi un véritable ami, mais aussi un mentor dans mon évolution, m’encourageant et me guidant dans ma démarche d’apprentissage jusqu’à sa disparition récente en Avril 2009. Je pense que depuis ce jour, ma relation à la photographie est devenue plus profonde, plus intérieure et innovante.

Je balade mon objectif lors de mes expeditions à travers le monde, telle une spectatrice solitaire, discrète et curieuse de l’esthetique de l’Autre dans son milieu et ses cultures et je poursuis mon apprentissage…

Je crois que le monde n’existe en soi que par le regard qu’on y pose, la photographie est donc devenue pour moi un moyen d’expression et de partage d’émotions, images réelles ou imaginaires, le reflet d’une réalité propre et intime.

 

Biographie d'Adrienne Jalbert:

Les vocations de l'artiste-peintre-sculpteur-photographe Adrienne Jalbert l'emmènent souvent en voyage.

C'est ce qui permet la découverte, l'élargissement et l'enrichissement de ses sujets photographiques préférés :
les choses insolites de la nature, les liens entre l'homme et la nature, la beauté de la nature.

Sa double culture franco-américaine lui donne d'autres points de vue de recherches.




 

Biographie d'Iliona:

Vivre à la frontière…

Quand je regarde les diapos Kodachrome faites en Grèce en 1959 avec mon premier appareil photo, je m’aperçois qu’à 15 ans j’étais déjà attirée par les cadrages au cordeau et les jeux d’ombres et de lumière, tendances renforcées plus tard par mes études d’Architecture aux Beaux Arts de Paris. Une bonne dose d’inconscience, beaucoup de chance et un peu de talent me permettent de démarrer en 1969 dans le « métier passeport ». qui me fait rêver, celui de photographe reporter.
Pigiste de différentes agences en France à partir de 1971 (sports mécaniques, news magazine), j'intègre en 1977, sous le pseudonyme d'Iliona, le staff de The Image Bank (TIB) à New York avec des images « graphiques » glanées au hasard de mes déplacements sur des reportages d’actualité et qui n’intéressaient pas mes commanditaires de l’époque. En 1984, je rejoins l'agence Top/Rapho à Paris, où depuis mes archives sont toujours hébergées.
Totalement inconnue en France en 1979, c'est progressivement avec l'aura américaine que mon travail attire le regard des Acheteuses d'Art. Ainsi, de 1980 à fin 1990, je mène une carrière inattendue de photographe publicitaire, spécialisée en prise de vues de nature mortes et de voitures, en extérieur et en studio.
Parallèlement, le reportage est pour moi une bouffée d'air frais me permettant, l'espace de quelques semaines, de m’évader dans des univers différents et de vivre des expériences qu'il me serait impossible de connaître si je n'avais pas le prétexte d'une commande à honorer. Effectués dans 25 pays, ils ont fait l’objet de parutions mondiales dans la presse magazine (art de vivre, conflits et faits de société), la presse spécialisée (architecture, bâtiments et travaux publics, décoration, environnement, industrie, informatique), les rapports annuels effectués entre 1983 et 1989, pour lesquels il m'avait été confié le soin de restituer en images l'identité de l'entreprise.
En 1990, au cours d’un trek effectué en Islande, sans obligation de répondre au cahier des charges d’une commande, je pris conscience, que j'étais passée à coté de cette errance où à chaque pas on chemine à la frontière entre le réel qui impose sa lumière, son moment, son sujet et les sensations que l'on éprouve quand on fait des photos «  pour voir quel est son regard à l'état pur » (Raymond Depardon, Errance, Seuil, 2000), sans intention particulière. Je ne pouvais plus continuer à pratiquer ce métier tel que je le faisais. Prise dans un engrenage, j’étais en train de me perdre dans un océan de production d’images tout azimut.
Fin 1991, exit Iliona photographe pendant 12 ans, une autre aventure étant déjà en gestation…
Aujourd’hui, maintenant que j’accompagne en tant que Gestalt thérapeute ceux qui font le voyage d’aller à la rencontre d’eux-mêmes, se profilent les contours d'une réunification entre l'être thérapeute et l'être photographe. Cheminant à la frontière entre voyage intérieur et voyage extérieur, acceptant les limites imposées par le choix d'un matériel, simple prolongement d'un regard dont l’acuité ne dépend pas du nombre d'objectifs et de boîtiers à disposition, j’ai retrouvé le plaisir d’être à la fois spectatrice et actrice au milieu d'un kaléidoscope de sensations et de perceptions. Je ne prends plus des images. Les images me prennent, moi je ne fais qu’appuyer sur le déclencheur... au bon moment, j’espère.
Catherine Loury dite Iliona

 

Biographie de Sylvie Dupic :

« Je suis « tombée », déjà enfant, dans un laboratoire photo Noir et Blanc ! Tous mes sens, excepté le goût, ont été captivés par le développement photographique. »
Photographe à Paris depuis une quinzaine d’années, Sylvie a débuté comme photographe de scènes (concert, danse, théâtre), par un travail en Noir et Blanc lui permettant de réaliser elle-même les tirages pour ses expositions.
La prise de vue et le développement sont intimement liés dans le travail de Sylvie Dupic. Elle aime révéler les émotions des visages et des gestes, au coin de la rue ou au bout du monde. De Paris à l’Afrique, en passant par différents pays d’Europe, Sylvie nous offre des portraits sensibles et intenses.
Parallèlement, elle effectue de nombreux reportages événementiels et travaille avec des associations pour la jeunesse ainsi que sur des sujets personnels et des sujets d’illustration...

 

Biographie de Claudia Nierman:

« Mes images sont délibérément énigmatiques.
J’aime inviter le spectateur à s’aventurer dans le processus d’interprétation qui relie les rêves à la vie, et ainsi construire sa propre histoire en écho à la mienne. »
Claudia Nierman travaille inlassablement ses images entre rêve et réalité, mélangeant des ingrédients saisis dans l’environnement urbain à des images produites en studio.
Elle s’ingénie à capter dans le réel des visions fugitives, des confusions visuelles générées par la pluie, le soleil, les reflets ou les courbes, pour évoquer son obsession du temps et de la mémoire. Les transformations du corps humain proposées dans ses photographies nous offrent une métaphore sensible et complexe des luttes dans lesquelles nous sommes tous engagés sur le plan personnel et collectif.
« Selon la philosophie idéaliste de Borges, rêver et vivre sont synonymes. J’aime offrir au spectateur la possibilité d’expérimenter cette synchronicité. »

 

Biographie de Patrick Giberstein :

Patrick Giberstein découvre la photo vers l’âge de 15 ans, en inaugurant sa chambre noire de développement Noir et Blanc.
Il devient vite passionné par la photographie.
Très vite, le virus du voyage le prend et ne cessera de le hanter, voyage qu’il ne conçoit qu’avec son fidèle compagnon : son Nikon.
A la fin des années 80, Patrick s’envole pour deux mois de vacances au Mexique... 20 ans plus tard ...il y est toujours ! Il commence par publier des photos dans des journaux locaux, puis il fonde une entreprise de cartes postales, devenue depuis la première société de distribution de cartes Postales du Mexique. Il sillonne le pays de long en large à la recherche permanente de
nouvelles images.
Au milieu des années 90, Patrick participe à la création des premiers CD-ROM, prétextes à de nouvelles aventures photographiques qui l’entraînent à Paris et à Londres, au Japon et en Israël... Puis d’autres rencontres donnent naissance à d’autres voyages, l’Inde, l’Islande, le Brésil, le Népal...

 

Biographie de Serge Conchonnet:

“J’ai débuté la photographie à neuf ans. Pour effectuer mon premier tirage Noir et Blanc, j’avais “emprunté” le projecteur de diapos familial et les saladiers de ma mère… Evidemment, j’ai été privé de dessert !”

Pas découragé pour autant, Serge Conchonnet entreprend d’apprendre par le menu toutes les ficelles du métier au CFT Gobelins. Après quelques années passées au Laboratoire Pigeon, Serge découvre avec bonheur les multiples possibilités de l’image animée. Il se consacre alors au cinéma d’animation, passion qui l’entraîne au bout du monde, à la rencontre de la femme de sa vie! C’est donc en Chine, où il réside depuis 1990, qu’il est rattrapé pa ses premières amours. Grâce à la révolution digitale, il peut à nouveau s’immerger avec délices dans l’image fixe. Et sans remplir les saladiers familiaux de révélateur !

Amoureux de sa terre d’adoption, Serge pose un regard tendre et étonné sur toutes les curiosités qui l’entourent. Ses photos nous permettent de partager son émerveillement pour ce beau pays si méconnu en Occident.

 

Biographie de Philippe Gras par Daniel Sauvaget :

Photographe professionnel après ses études à l’Ecole Supérieure des Arts Graphiques de Paris (Ecole Estienne), il travaille au sein du Studio Georges Véron,  spécialisé dans la photo de mode. Parallèlement, dès 1964, il consacre ses soirées à des reportages sur les concerts de jazz et de musique contemporaine, au théâtre et à la danse moderne. Bientôt il se lance dans une carrière d'indépendant, collaborant avec des revues musicales et de nombreux magazines, en particulier Actuel, une publication considérée comme dépositaire de ce qu’il est convenu de nommer l’esprit 68, et L’Art Vivant, situé à la pointe de la création artistique de l'époque.

Loin de s’enfermer dans la sphère purement artistique, il couvre les évènements politiques et sociaux de son époque, et il se passionne pour des phénomènes nouveaux – par exemple les graffitis qui fleurissent dans les couloirs du métro. Son objectif, spontanément sociologique, pourrait-on dire, scrute les nouveaux comportements en même temps que les innovations sociales et culturelles. En outre il explore des domaines dont l’esthétique, jugée trop populaire, voire vulgaire, n’avait guère suscité d’empressement jusqu’alors, comme le rock, l’illustration des jeux de flippers, le tatouage, les grandes affiches (aujourd’hui disparues) peintes à la main pour les frontons des cinémas de quartier, le cinéma-bis…

Habitué des revues musicales et artistiques, des maquettes de pochettes de disques vinyl, collaborateur de manifestations culturelles (comme le Festival d’Automne), il a aussi collaboré à des films comme photographe de plateau ou assistant-réalisateur. Co-auteur de courts-métrages, il s'est livré, avec un autre photographe, Horace, à des recherches visuelles réalisées au banc-titre et des montages de vues fixes - dont Transports en commun, sur les graffitis.

Son œuvre comprend aussi des reportages approfondis sur certains pays d'Asie, la constitution d'archives sur les salles de cinéma (pour le Ministère de la Culture), et quelques livres sur ses sujets de prédilection. Plusieurs hommages lui ont été rendus après son décès, dont une émission sur France-Culture (avril 2008) et une exposition à la Cité de la Musique (septembre 2008).

 

Biographie de Serge Villain :

Serge Villain aime par dessus tout donner du sens à ses images. Rompu à la communication grand public et institutionnelle par son parcours parisien aux côtés de clients prestigieux, il est aussi l'un des pionniers de l'image numérique haute définition. Illustration, publicité, reportage, mode, prises de vues aériennes, mais aussi reproduction d'œuvres d'art,natures mortes, paysages, trucages, montages et tirages numériques haute définition, Serge maîtrise toutes les facettes de la photographie professionnelle.


Homme libre et engagé, il s'est installé à Dakar en 1996. Sous cette nouvelle lumière, Serge travaille sans relâche à magnifier la beauté qui l'entoure.


Spécialisé dans les prises de vues de qualité pour des clients soucieux de présenter une image de haute tenue de leurs produits, il s'investit également dans un travail plus personnel avec des artistes et témoigne, au travers d'images fortes, de la complexité de la vie africaine.